En apparence, la vie n'a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu'il n'y en ait pas un. Albert Einstein

Indiens Tupi-Guarani : du mythe à la (triste) réalité

Au-delà des mythes, la réalité des conditions de vie actuelles des Tupi-Guarani de Bolivie

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Je vous propose un petit arrêt sur image sur les conditions actuelles de vie des Indiens Tupi-Guarani en Bolivie.

Qui sont les Indiens Tupi-Guarani :

Les Indiens Guaranis font partie de la grande famille linguistique Tupi en Amérique du Sud Ils sont constitués de différents groupes ethniques répartis sur leurs territoires ancestraux du Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay et Bolivie (les estimations de population remontent à l’année 2003) :

Les Guarani Kaiowa (18000 à 20000 personnes)
Les Guarani Ñandeva ( 8000 à 10000 personnes)
Les Guarani Mbya (6000 personnes).

Profondément spiritualistes, ils ont en commun une religion qui place la terre au-dessus de tout. Les Guaranis sont connus pour leurs grandes migrations sur le continent Sud Américain, sous l’égide du « Karai » (chef religieux) à la recherche de « la terre sans mal », terre ou seront bannis tous les maux de la vie, ou reposent les âmes après la mort.
Ils comptent parmi les premiers peuples Indiens a être entré en contact avec les occidentaux, il y a plus de 500 ans.

Un peuple spolié :

Les Guarani se sont vu dépouillés de leurs terres ancestrales au profit des « hacendados » propriétaires terriens pratiquant l’élevage extensif. Une spoliation que les Guarani considèrent comme une offense à leur religion, mais plus encore un anéantissement de leur mode de vie, la privation de leurs moyens d’existence conduisant à une précarisation ainsi qu’à leur exploitation par les grands propriétaires terriens.
Ils vivent pour la plupart entassés sur de petites parcelles cernées par les fermes d’élevage et les plantations. L’étroitesse du territoire qui leur est désormais alloué les prive des ressources tirées de leurs activités traditionnelles : chasse, pêche, cueillette et horticulture.
Ils constituent par conséquent une réserve d’emploi bon marché pour les grands propriétaires terriens.

Peuple Guarani : témoignages d’esclavage en Bolivie

Je vous propose de cliquer sur le lien suivant : « Testimonios de esclavitud de pueblos Guaranies en Bolivie » une vidéo de 5mn22 en espagnol, pour appréhender la réalité de leurs conditions de vie.

Pour ceux qui ne comprendraient pas l’Espagnol, sachez que selon les « hacendados » :

« Un Guarani ne doit pas être libre, laissé à son libre-arbitre (…) mais guidé, aiguillonné pour travailler. (…) C’est un homme adapté à la région qui travaille quand il en a la volonté (…) ». Un discours d’éleveur en somme pour des gens habitués à diriger du bétail…

Quant aux Guarani, ils doivent se contenter de l’aumône que leur offre généreusement l’hacendado pour salaire d’une journée de travail : 15 pesos boliviens (= 1,3 Euro/jour) pour un homme, la moitié pour une femme (une évidence pour l’hacendado « la femme travaille moins… »).
Et pour beaucoup d’entre eux, enfermés dans un système de dette entretenu par l’hacendado, ils ne voient même pas la couleur de l’argent…

Un pays merveilleux vous diront les éleveurs ou chaque tête de bétail jouit de cinq hectares de parcours, disposant ainsi de plus de ressources qu’un être humain…

Mais que souhaitent donc les Guarani ?

« Nous ne recherchons pas de terres. Nous recherchons un territoire pour pouvoir survivre. Car la coutume du peuple Guarani veut que nous ayons une relation mutuelle avec la nature. Le peuple Guarani vit non seulement du produit de la terre, mais également de la production naturelle de son environnement… »

Un jour peut-être, vous et moi, nous nous poserons la question de savoir dans quel monde nous désirons évoluer …

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