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Ce sera très court, mais il est important que cette information circule.

La première annonce par voie de presse de vol d’un ordinateur portable fut celle de celui de Davet journaliste du Monde : Gérard Davet est chef du service reportage du Monde. Il vient de porter plainte après un cambriolage survenu chez lui jeudi 21 octobre. L’enquête a été confiée à la section criminelle du 2e district de police judiciaire de Paris. Outre un GPS, un ordinateur portable a disparu. Gérard Davet a déjà récemment déposé deux plaintes, avec Le Monde, notamment pour violation du secret des sources, dans le cadre de sa couverture de l’affaire Woerth-Bettencourt. Il n’exclut pas que le vol de son ordinateur soit lié à ce travail, aujourd’hui rendu plus difficile par une forme "d’intimidation".

Un ordinateur portable vous a été volé. Que s’est-il passé ?

Je me suis aperçu du cambriolage 24 heures après, le vol s’est a priori déroulé jeudi après-midi et je l’ai constaté vendredi, car c’était une période de forte actualité dans l’affaire Woerth-Bettencourt.

Je me suis rendu compte que l’ordinateur portable sur lequel je travaille à domicile et stocke des documents avait disparu. Ainsi qu’un GPS. Rien d’autre ne manquait, alors qu’il y avait des objets de valeur, une chaîne hi-fi... J’essaye de comprendre. Après enquête, il s’est avéré qu’il y avait eu un cambriolage, a priori par une fenêtre qui était pourtant fermée. J’ai porté plainte. Les enquêteurs cherchent à savoir qui a pu faire cela.

Ce vol est-il selon vous lié à vos enquêtes sur l’affaire Woerth-Bettencourt ?

Depuis deux mois, je vais de surprise en surprise. J’ai appris que le contre-espionnage français avait essayé de connaître mes sources via mon téléphone portable. Ensuite, j’ai appris que l’inspection générale des services avait elle aussi cherché, toujours via mon téléphone portable, à savoir si je fréquentais la juge Isabelle Prévost-Desprez.

Donc, je n’exclus rien quant à ce cambriolage, qui peut aussi parfaitement être le fait d’un maraudeur. Il n’est pas question de sombrer dans la paranoïa ni d’alimenter un climat de fantasmes.

Un, cela peut être un simple maraudeur. Mais deux, tous deux enquêtant sur le même dossier ? A la même époque, dans la même nuit, ce fut celui de Gattegno du Point (Le Post) : D’après les informations du Post, Hervé Gattegno, rédacteur en chef au Point, s’est fait voler son ordinateur portable dans les locaux du magazine la semaine dernière, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le cable antivol de son ordinateur situé dans le bureau du journaliste, a été sectionné net, vraisemblablement à l’aide d’une pince coupante.

Le Point a immédiatement porté plainte.

Les cambrioleurs étaient visiblement bien renseignés, car Hervé Gattegno venait tout juste de changer de bureau au journal.

Mais qu’en est-il alors quand il y en a trois ? Cela commence à faite beaucoup, beaucoup. Surtout quand cette fois-ci le vol est plus complet et concerne Médiapart : Dans la nuit du 7 au 8 octobre, deux semaines avant le vol des ordinateurs des journalistes du Monde et du Point en charge de l’affaire Bettencourt, les locaux de Mediapart ont été cambriolés. Là encore, deux ordinateurs portables ont été volés. Un disque dur externe contenant des données confidentielles et deux cédéroms regroupant les fameux enregistrements réalisés chez Liliane Bettencourt ont également disparu. Une plainte a été déposée.

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Alors certains peuvent parler de coïncidences, de maraudeur(s), voler un ordinateur cela se fait ou cela le fait comme on dit, un portable encore plus, cependant quand il s’agit que de ces seuls portables, quand pour Le Point Gattegno a changé de bureau et enfin quand pour Médiapart ce sont aussi les CD Roms (tiens ça c’est pour Hortefeux, le repris de justice) et un disque dur cela commence à être de plus en plus difficile de parler de coïncidences. Je laisse les mathématiciens chevronnés nous calculer la probabilité que trois des journalistes les plus impliqués dans l’affaire Bettencourt puissent être en si peu de temps tous trois volés de leur portable dont l’un a changé de bureau et dont pour le troisième (le premier dans le temps) a vu aussi des CD et un disque dur s’envoler. Si on rapproche ces faits à l’usage du contre-espionnage en toute illégalité pour retrouver des sources, de l’opposition secret défense à la justice qui veut en connaître les dessous de cette enquête illégale, et enfin un procureur qui épluche des fadettes de façon tout aussi illégale, on est en droit de se poser quelques questions, et les députés se devraient de lancer une commission d’enquête.

Imhotep

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