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KARL OTTO POHL: IL N'Y A PAS EU DE SAUVETAGE DE LA GRECE MAIS DES BANQUES FRANCAISES !
 Karl Otto Pöhl, l'ancien patron de la Bundesbank a servi en quelque sorte de porte parole à Angela Merkel et il a donné une interview à Wolfgang Reuter (comme nom de journaliste, il n'y a pas mieux...) du Der Spiegel qui explose, atomise tout ce que la presse TF1, France-Info, ZDF etc. nous ont dit à propos de "il faut sauver les Grecs" comme s'il s'agissait de bébé phoques. La clé est ici: (le sauvetage a été fait) "pour protéger des banques allemandes mais surtout les banques françaises afin qu'elles n'aient pas de pertes à enregistrer dans leurs comptes. Le jour même où l'accord a été passé, les actions des banques françaises ont bondi jusqu'à 24%. En voyant ça, vous pouvez comprendre que c'était le seul objectif, sauver les banques et les riches Grecs ... Oui, il y avait un autre moyen de sauver la Grèce: que toutes les banques acceptent de passer l'éponge sur 30% de leur créances..." Vous comprenez maintenant pourquoi Sarkozy avait tapé sur la table... Attention, voyez la suite, et n'oubliez pas sa position, très haut fonctionnaire allemand; question du Spiegel: "Est-il possible que les politiciens aient inventé le spectre de la spéculation rampante pour légitimer le viol du traité de Lisbonne et les règles de la BCE ?" Réponse de Karl Otto Pohl: "Bien sûr que c'est possible. En fait c'est même plausible"...  En clair, parce que les banques en général, et françaises en particulier, ont refusé d'êtres rasées de 30%, eh bien c'est le contribuable qui paye à la place du Crédit Agricole, etc. La situation politique va être intéressante à observer car les Allemands n'ont pas aimé, mais pas aimé du tout cette mascarade du sauvetage grec. A suivre donc, les conséquences de cette affaire risquent d'être très complexes et à longue portée... Lire Wolfgang Amadeus Reuter dans le Der Spiegel.

Revue de Presse par Pierre Jovanovic