Comme c'est bien analysé !

Pour ceux qui n'auraient pas tout suivi de la crise financière que traverse la Grèce des dernières semaines :

La lenteur première de l'Allemagne à venir au secours de la Grèce peut s'expliquer car des élections régionales en Allemagne doivent se dérouler très prochainement.

Finalement l’Allemagne et la France se sont décidées avec retard à aider l'état Grec à résoudre temporairement son endettement en lui prêtant de l'argent à un taux de 5 % alors qu'elles mêmes empruntent à 1 ou 2 %. (Il n'y a pas de petits bénéfices disent les mesquins, même entre partenaires européens !)

Il faut savoir cependant que :

L'Allemagne avait la possibilité de refuser de prêter à la Grèce. Cette formule aurait alors poussé la Grèce à se déclarer en faillite (et à sortir de la zone euro).

Un pays en faillite pouvant ensuite dévaluer sa monnaie et ne pas rembourser ses emprunts…


Formule qui n'a pas vraiment enchanté la France et surtout l'Allemagne car ces pays ont (à titre privés et publics) prêtés des sommes importantes pouvant mettre en grande difficulté, voir en faillites des banques allemandes et françaises. De plus, ces pays ayant déjà sauvés ces deux dernières années leurs banques, elles ne voyaient pas d'un bon œil de nouvelles faillites bancaires nationales dont les conséquences auraient été redoutables… pour leurs propres stabilités intérieures et leurs opinions publiques…

D'après les statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI) à fin 2009, les banques françaises sont exposées à hauteur de 75,172 milliards de dollars (57,41 milliards d'euros). Ce montant les place en tête des banques mondiales les plus exposées en Grèce. Elles sont suivies par les banques allemandes, qui le sont à hauteur de 45 milliards de dollars, la Grande-Bretagne pour 11,28 milliards de dollars et les Pays-Bas pour 8,95 milliards. Pour un montant total de 188,6 milliards de dollars (141,8 milliards d'euros) de créances pour les banques européennes et de 236,2 milliards de dollars (177,3 milliards d'euros) pour les banques mondiales.

L'Allemagne et la France ayant tout intérêt à sauver en premier leurs banques d'une éventuelle faillite, elles se sont donc décidé à prêter à nouveau en imposant un plan de rigeur.

Mais un tel plan de rigueur imposé à leur partenaire Grec permet déjà de dire que le redressement de ce pays a toutes les chances d'échouer… Et que ces prêts seront donc perdus pour la France et l'Allemagne. Pardon, pour les contribuables Allemands et Français qui en seront pour leurs frais ! (Les banques elles auront réussies à tirer leurs épingles du jeu une fois de plus…)

De toute façon, les partenaires européens de la Grèce n'ont pas intérêt à ce que ce pays coule car elles sont de grosses vendeuses d'armenent ! La Grèce a le plus gros budget militaire de l'Union eurpéenne et les marchands de canons d'Europe (et des USA) ont besoin de gagner encore un peu de blé sur le dos du peuple Grec… Business is business !

Des solutions à ce massacre programmé :

Une chose semble certaine, le peuple Grec aurait tout à gagner à imposer à son pays un non remboursement de cette dette qui a été constituée par une élite corrompue pendant plusieurs décennies et dont les institutions de ce pays on volontairement maquillées les comptes. Il serait juste que ce soit cette élite mafieuse qui rembourse cette dette et non le peuple. (C'est amusant comme les choses n'ont guères évoluées depuis 1917 et la révolution russe…)
Voir à ce sujet les analyses d'Attac et du CADTM avec leurs propositions et solutions.

En attendant, on peut aussi signer des pétitions pour le peuple Grec puisqu'il n'est pas responsable de la faillite provoquée par ses élites mafieuses. Cette formule peut être utile aussi… en attendnat d'autres formes de solidarité avec les peuples appauvris par leurs élites corrompues et les banksters internationaux grands pourvoyeurs d'armements…


Pour ce qui est de la crise financière européenne, rien n'est réglé, puisque d'autres pays sont endettés et que ces pays ont eux-même prêtés de l'argent à d'autres pays européens très endettés ! (La France à prêtée des sommes "conséquentes" à l'Italie…)

Pour d'autres pays hors zone euro, ce n'est quère mieux : L'Angleterre qui est très endettée va - maintenant que ses électinos sont passées et qu'aucune majorité ne s'est faite - subir les assauts des prédateurs de la finance internationale et elle n'aura pas ses "colonies" pour résorber ses gigantesques déficits. (Adieu donc vaux, vaches, cochons car les anciennes colonies sont "théoriquement" indépendantes… sauf à transpirer l'exploitation capitalistico-coloniale déguisée comme elle sait le faire elle aussi…)

A vivre au dessus de ses moyens, on est dépendant des prédateurs qui ne s'embarassent guère des intérêts des peuples. Seul les rendements rapides et destructeurs les motivent.

Cupidité et affairisme, quand tu nous tiens….

Il appartient donc aux peuples de savoir dire non et de désobéir quand les gouvernants et leurs élus ne représentent plus les intérêts populaires.

Bref, d'entrer en résistance…

(Il est une façon non violente d'entrer en résistance, c'est de ne pas dépenser plus que ce que l'on a et de ne pas avoir à s'endetter… Déjà en son temps les spartiates montraient l'exemple par leur rigueur ! Ce peuple aurait-il oublié ce bel exemple du IIe siècle avant J.-C. !)

Bien à vous !

Pierre Sarramagnan-Souchier, le 07 mai 2010.