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Dans son dernier livre le Dr Elisabeth Kubler-Ross parle tout particulièrement des enfants atteints de maladies incurables : " Ces jeunes enfants, écrit-elle, savent ce qui les attends après la vie. Ceux qui s'apprêtent à mourir, au lieu d'avoir peur et de combattre, nous donnent des leçons sur la manière de vivre.

Voici le récit des derniers instants d'un enfant mourant, témoignage qui est loin d'être exceptionnel : une infirmière demandait à un enfant de sept ans, leucémique, comment il voyait le paradis.

C'est comme si vous passiez à travers un mur vers une galaxie, répondit-il. C'est comme si vous marchiez dans votre cerveau, ou dans un nuage. L'esprit est là mais pas le corps.

Est-ce que tu peux nous dire pourquoi les gens sont si effrayés à l'idée de mourir ? demanda encore l'infirmière.
Si vous ne vous attachez pas à votre corps, répondit l'enfant, si vous laissez les choses se faire, ce n'est pas réellement douloureux.

Penses-tu que cette vie sur terre est la seule que nous vivions ? insista l'infirmière.

Ceux qui le pensent sont dans l'erreur, assura l'enfant. Je sais qu'un jour je reviendrai.

Quelques temps avant la mort, les enfants expérimentent des voyages hors du corps, et prennent conscience d'autres êtres qui les attendent de " l'autre côté ", pour les guider, les aider. L' Église a appelé ces êtres des " anges gardiens ". La plupart des mystiques et des religieux les nomment " guides ". J'ai été confronté à eux, et je les ai appelés " passeurs ". D'autres encore les nomment " veilleurs ". Le nom qu'on leur donne importe peu. L'essentiel, c'est que nous sachions que chaque être humain, de sa première inspiration à sa dernière expiration, de sa naissance à la fin de son existence physique, est en présence de ces guides qui l'aideront à passer de l'autre côté, là où il n'y a plus ni corps physique, ni temps, ni espace.

Les enfants atteignent au seuil de la mort une sagesse que bien des adultes leur envieraient, et cela les fait parfois réagir de façon étrange : une petite fille, Suzie, était atteinte de leucémie. Comme elle sentait sa mort approcher, elle réalisa qu'il lui était de plus en plus facile de quitter son corps physique. Sa maman, qui la veillait jour et nuit, ne cessait de lui dire : " ne me quitte pas ma chérie, je ne pourrai plus vivre sans toi. "

Suzie, qui peu à peu se préparait à mourir, eu conscience d'une vie après la mort. Une nuit où elle se trouvait dans un état altéré de conscience, elle vécu une expérience hors du corps au cours de laquelle elle se rendit compte qu'elle pouvait voyager sans son enveloppe physique, libre de " voler " partout où elle le désirait. Ce contact avec une nouvelle réalité, difficile à expliquer, la poussa à adopter une attitude que l'on rencontre souvent chez les enfants mourants. Un soir, sentant sa fin approcher, Suzie dit à sa maman : " rentre te reposer un peu, tu es très fatiguée. Tu reviendra ce soir. " La maman obéit. Et Suzie profita de son absence pour franchir la porte qui sépare la vie terrestre de l'autre vie. Comme si, dans un éclair de lucidité, elle avait éloigné celle dont l'amour et l'incompréhension risquait de rendre le passage difficile.

Voici l'un des plus beaux récits rapportés par le Dr Kubler-Ross : Pierre, un petit garçon de 4 ans, fit une réaction allergique à un médicament et fut déclaré mort. Désespérée, la maman s'accrochait à son enfant en l'implorant de revenir. Après ce qui sembla être une éternité, Pierre ouvrit les yeux et dit avec la voix d'un très vieux sage : " Maman, j'étais mort. J'étais dans un lieu magnifique, le plus beau qu'on puisse imaginer. Je ne voulais pas revenir. J'ai vu Jésus et Marie. Marie m'a dit que le temps n'était pas encore venu pour moi de quitter cette terre. J'ai essayé de l'ignorer, mais Marie s'en est aperçue. Elle m'a alors poussé en disant : " Tu dois repartir pour sauver ta mère du feu. " C'est à ce moment-là que Pierre a ouvert les yeux. " Tu sais maman, ajouta-t-il, lorsque Marie m'a dit cela, j'ai à nouveau couru vers la maison ".

La maman de Pierre était une femme simple et pieuse. Elle n'osa pas parler de cela à quiconque pendant des années. Peu à peu la dépression la gagna, à cause de la mauvaise interprétation qu'elle faisait de ce que Marie avait dit à son fils. Elle pensait que Pierre devait la sauver de l'enfer. Elle ne comprenait pas pourquoi elle était promise ainsi à la damnation éternelle. Elle n'avait pas compris qu'il s'agissait d'un langage symbolique.

D'abord si Pierre a vu Marie et Jésus, cela peut-être en partie à cause de son milieu, de son environnement culturel et religieux. Il peut tout aussi bien s'agir d'êtres désincarnés, de maîtres, de guides, à qui il a donné des noms qu'il connaissait. D'autre part, le feu dont parlait l'être que Pierre a rencontré était aussi un feu symbolique. Treize ans après l'accident, la maman de Pierre rencontra le Dr Kubler-Ross et lui raconta son histoire. Le médecin demanda alors à la femme d'arrêter de penser pour questionner son intuition, son moi interne. Puis elle dit : " Que vous serait-il arrivé si Pierre n'était n'était pas revenu vers vous ? " La maman se prit la tête à pleines mains et cria : " Mon Dieu, c'eût été un enfer !... "

Nous sommes tous immortels ( Patrick Drouot )

 

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Une expérience personnelle d'EMI.

J'avais environ 8 ou 9 ans lorsque j'ai fait une Expérience de Mort Imminente. J'étais en classe, assise au bureau de droite lorsque mon coude à heurté la chaise, un nerf situé à cet endroit ayant été tapé vivement entraîna une sorte d'électrocution et je m'évanouis. Tout à coup je me suis engouffrée dans un tunnel sombre, j'étais sur un curieux bolide qui tournait en spirale à toute allure avec un bruit impressionnant. Tout au bout une lumière. Rien de plus, cependant le souvenir reste vivace. Je me vois encore à cette place de droite, puis couchée sur le sol. Je me suis réveillée à l'infirmerie où tout le monde paraissait effrayé autour de moi.