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Une actrice magnifique et intelligente dont les rôles semblent choisis avec discernement. Légende d'automne, Smilla, un thriller écolo qui lui correspond bien puisqu'elle est la fille d'un chercheur réputé, le barbier de Sibérie, un petit chef d'oeuvre.

Julia Ormond est née à Epsom, dans le Surrey. Après avoir tenu ses premiers rôles dans des spectacles scolaires, elle entre à la Webber Douglas Academy de Londres et commence sa carrière au théâtre, dans des pièces comme «The Rehearsal», «Wuthering Heights», «Les Sorcières de Salem» et «Faith, Hope and Charity» de Christopher Hampton, pour laquelle elle reçoit le prix du Jeune Espoir des London Drama Critics.

Après un rôle marquant dans la mini-série britannique TRAFFIK, Julia Ormond incarne la femme de Staline dans le téléfilm du même titre. C’est là que le réalisateur Edward Zwick la découvre et la prend pour partenaire de Brad Pitt dans LÉGENDES D’AUTOMNE.
Suivront notamment : LANCELOT de Jerry Zucker, avec Richard Gere et Sean Connery, SABRINA de Sydney Pollack, avec Harrison Ford, SMILLA de Bille August, LE BARBIER DE SIBÉRIE de Nikita Mikhalkov et, tout récemment, INLAND EMPIRE de David Lynch et CHE de Steven Soderbergh.

L'actrice compte aussi à son actif le rôle de Catherine de Russie dans le téléfilm INTRIGUES IMPÉRIALES, qui lui a valu une citation au Genie, et des films comme THE BABY OF MACON de Peter Greenaway, NOSTRADAMUS, avec Tcheky Karyo, CAPTIVES, avec Tim Roth, KIT KITTREDGE : AN AMERICAN GIRL, avec Abigail Breslin, et SURVEILLANCE, avec Bill Pullman.

Elle a assuré la production exécutive du documentaire CALLING THE GHOSTS, prime à l’Emmy, qui retraçait la vie de deux rescapés du camp serbe d’Omarska. Activement engagée dans le combat humanitaire, elle préside l’ONG ASSET (Alliance to Stop Slavery and End Trafficking) et est ambassadrice du Comité contre l’exploitation et le trafic d’êtres humains des Nations Unies.

Mais, lucide, elle n’oubliera jamais, qu’au faîte de sa gloire, elle était profondément malheureuse. Elle se souvient qu’à ce moment là, plutôt que de jouer, elle préféra tourner un documentaire sur les femmes bosniaques dans les camps de détention serbes ou encore collaborer avec le grand Harold Pinter. Mais Julia Ormond est aussi la co-fondatrice, avec Robert De Niro, de FilmAid International, une organisation qui était chargée de projeter des films dans les camps de réfugiés de l’ex-Yougoslavie et qui désormais s’étend à l’Afrique. Cette néo-californienne passe plus de temps à militer et défendre ses causes auprès des institutions que sur les plateaux de tournage.