Le commentaire de Naradamuni sur l'article de Cib :

Le parti des absentionnistes.
Tant que le Peuple n'aura pas repris la Maitrise de Sa Constitution : pas de changement de paradigme, ni + ni -, un parti de +, etc...
On baigne toujours dans "le canada dry" !Ici, depuis le 1er janvier 2006, nous parlons d’un sujet que les politiciens de métier voudraient bien garder pour eux : nous parlons de la Constitution, de ce texte absolument fondamental pour tous les citoyens (et pourtant complètement négligé par eux), de ce texte qui pourrait nous protéger tous contre les abus de pouvoir si nous le faisions nôtre au lieu d’en abandonner la maîtrise à ceux-là mêmes qu’il est censé contrôler.

La “Constitution” est le texte fondateur, le pacte de mode de gouvernement que le peuple signe avec ses représentants pour établir mais surtout limiter et contrôler les pouvoirs (Parlement, Gouvernement, Juges, auquels les médias devraient être ajoutées d'urgence), toujours au nom du peuple, source de légitimité pour tous les pouvoirs.

Ce texte supérieur fixe “le droit du droit” : il dit comment et par qui doit être écrit, appliqué et jugé le droit, au nom des citoyens.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes se joue aux moments où l’on écrit ou modifie la Constitution.

QUI donc écrit le texte supérieur qui définit les pouvoirs et leurs limites ?
QUI met en place les rouages des indispensables contre-pouvoirs ?

Depuis la nuit des temps, ce sont les hommes au pouvoir, ou les hommes candidats au pouvoir, qui se chargent d’écrire eux-mêmes les règles du pouvoir (toutes!).

Ceci est un vice majeur qui rend impossible l’honnêteté dans ce texte fondateur de la Cité, de facto de celle des urnes.

Ne parlons donc plus de Démocratie mais d’une aristocratie au service d’une oligarchie mondiale , aristocratie cupides et sans mérite !

La “représentation populaire”-que l’on devrait nommer la représentation de la Démocratie, Souvreraineté des Peuples !-conçoit l’art de gouverner comme un élevage de singes.
L. Daste “Intellectuel anthropocrate”

Ils la “représentation populaire” ont littéralement confisqué le pouvoir du peuple et lui dénient le droit de s’exprimer directement, de décider lui-même de son sort, surtout sur les points où l’enjeu est important : choix nucléaires, lutte contre la pollution et protection contre les produits dangereux, fraude fiscale et paradis fiscaux, taxe sur les mouvements de capitaux pour éradiquer la pauvreté, financement des retraites et mécanismes de protection sociale, révision des institutions, contrôle public de la création monétaire, type de mandat des élus et mise en œuvre à tout moment de leur responsabilité politique, choix des services publics, etc.

Eux, ils négocient, leur audimat, basent leur actes sur leur “opinion way” & Co, sondages et autres experts dans la ligne, etc.

Quand au référendum d’initiative citoyenne populaire (comme ils le disent), ils déclarent que le peuple a tort. (2005) :-/

Dans ce contexte où les pouvoirs institutionnels sont comme verrouillés, seul le peuple lui-même peut exiger que son pouvoir réapparaisse dans les institutions. Sans atteindre l’intensité dramatique d’une révolution, la réforme qui s’impose a quand même un petit côté insurrectionnel qu’on aura du mal à éviter, tant les arapèdes cratocrates s’accrochent à leur pouvoir.
….
Lorsque ses propres élus méprisent le peuple, la seule façon pour celui-ci de s’exprimer est de se détourner d’eux, au moins jusqu’à ce que ces élus reviennent sur leur ignominie.

Quel juste mot qu’ignominie … ;)En reviendront-ils ?

Nouvelle classe créatrice » ou nouvelle classe dominatrice et prédatrice ?

On peut se souvenir de Bertold Brecht publiant son poème La Solution : « J’apprends que le gouvernement estime que le peuple à « trahi la confiance du régime » et « devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités ». Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? »…
Ne peut-on penser que, puisque l’humanité a trahi la confiance du système de la religion croissanciste, il faut aussi la changer en inventant un nouveau genre humain ?
Tout ce beau programme est parfaitement résumé dans la formule du philosophe Daniel Tanguay : « régler le problème humain, non pas dans ses conditions sociales ou extérieures mais à partir de la transformation de l’homme lui-même… »

Voter dans les conditions actuelles serait pour moi cautionner cette triche, cette ignominie qui me laisserait un goût amer dans l’arrière-gorge. Je serais en colère et écoeuré de moi-même!

Le refus de voter n’est ni courageux ni militant. Il s’agit simplement d’un trait de lucidité faisant écho, entre autres, à un évènement majeur survenu le 8 février 2008. Pour ceux qui ne s’en souviendrait pas, le Congrès a signifié à cette occasion quelle importance il accordait à la souveraineté populaire: Pas la moindre.

Ce jour là, nos élus ont envoyé un message tout à fait explicite, ils ont littéralement déclaré que le peuple avait tort, ce qui revenait à anéantir le pilier sur lequel repose la démocratie: La souveraineté populaire n’a de sens que si chacun considère que le peuple a nécessairement raison par convention.

En remettant en cause ce contrat moral avec les citoyens, les élus ont fait voler en éclat le principe premier de la démocratie, et par la même leur propre légitimité. Dès lors tous les scrutins suivants ne pouvaient plus être considérés que comme une mascarade: Quelle garantie avons-nous désormais que nos choix ne seront pas remis en cause à l’avenir pour une raison X ou Y?

De reste, si l’on peut considérer la ratification du traité de Lisbonne comme l’acte de décès officiel de la démocratie en France, il faut bien admettre que cette dernière était déjà gravement malade bien avant cela.

 

Ne votons pas PS même pour faire "barrage" à l’UMP. Cette stratégie n’est plus DU TOUT crédible. Quant à l'écologie politique, vous y croyez vous ?
Ils nous prennent TOUS pour des c...alors, pour ce qui me concerne je les laisse entre eux ce dimanche,  (je ne me suis pourtant pas abstenue dimanche dernier).