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Dernier hommage.

Le soir avant sa mort, tandis que Gertrude sa femme se penchait sur lui pour l'embrasser, il la regarda pensivement et lui demanda tendrement " Tu sais que je t'aime, n'est-ce-pas ? "

Quarante ans de mariage les avaient indissolublement liés et, à cette question, Gertrude sentit une boule monter dans sa gorge. Elle se contenta de faire signe que oui, craignant que sa voix altérée ne la trahisse. Il sourit doucement : " Et comment le sais-tu ? "

" C'est tout simple, je le sais, voilà tout. "

" Je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais c'est vrai. " En esprit, il revoyait toutes ces années où son travail psychique avait été la passion dévorante de sa vie.

Il reprit : " Tu sais quand on aime quelqu'un, on fait des sacrifices pour lui, mais qu'avais-je sacrifié parce que je t'aime ? "

Elle le berça comme un enfant, lui ferma les yeux d'un léger baiser et quitta la chambre. Il mourut dans la nuit, le 3 janvier à l'âge de 76 ans.

Gertrude se mit également à décliner rapidement. Elle disait à son amie, Lydia J. Schrader Gray, qu'il semblait qu'elle avait perdu un organe vital. Il lui restait deux fils aux armées, mais elle avait l'impression que Cayce l'appelait à occuper une place à ses côtés. Trois mois après, le 1 avril 1945, un beau dimanche de Pâques, Gertude Evans Cayce suivit son mari. Deux jours plus tôt, Hugh Lynn ( un de ses deux fils ) lui avait écrit d'Allemagne, où il était cantonné : " Je suis profondément heureux de savoir que tu es tout à fait prête à passer cette porte. Il y eu tant de bons moments dans ta vie que j'accepte sans tristesse que tu ailles rejoindre Père. Tu étais sa main droite -parfois les deux- et je ne suis pas surpris qu'il te rappelle auprès de lui, parce qu'il a besoin de toi. "
Le fils du mystique, qui devait continuer son œuvre, se déclarait prêt à assumer sa tâche. Il disait adieu à sa mère en ces termes : " Nous en sommes venus à comprendre le karma, pour pouvoir l'expliquer aux autres. J'estime que ta vie a apporté tant de beauté et d'harmonie dans le monde que je n'ai pas le droit de te pleurer égoïstement. Je prie pour que la souffrance t'épargne. Je suis certain que tu sais de quel amour je t'ai entourée, t'entoure et t'entourerai toujours. "

A Virginia Beach, on n'a pas déifié Cayce après sa mort. Bien avant les successeurs de Staline, Cayce avait dénoncé le culte de la personnalité.

Mais l'association for Research and Enlightenment (voir) continue à fonctionner comme si, au-delà de la mort, la voix de Cayce nous parvenait encore. Elle a contribué à faire connaître et admettre la perception extrasensorielle, la clairvoyance, les phénomènes psychiques.

Ces forces psychiques, d'ailleurs, se révèlent à nous dans les œuvres des artistes, des écrivains, car ce sont elles qui les inspirent, et ils réagissent souvent comme le feraient les médiums. N'est-ce pas un peu ainsi qu'Einstein a conçu sa théorie de la relativité ?

L'œuvre de Cayce ne doit pas nous inciter à penser qu'il est le seul à avoir reçu des dons paranormaux extraordinaires, qui demeurent tout à fait à notre portée.
Cayce n'a-t-il pas souvent répété ces paroles du Christ faisant un miracle : " Ce que j'ai fait au nom de notre Dieu, d'autres le feront après moi " ? Dans sa modestie, le mystique estimait qu'il n'était qu'un reflet des possibilités illimitées qui sont offertes à l'homme - cet homme qui se cantonne dans un monde fini, alors que l'univers tout entier s'offre à lui...

Enfin, dans le domaine pratique des applications médicales, on constate avec le temps que les traitements de Cayce sont peu à peu " redécouverts " par les chercheurs. Des médecins de plus en plus nombreux s'intéressent à ses lectures et à l'enseignement médical qu'elles contiennent.

Il s'agit bien d'un véritable " phénomène ". Son cas ne cesse d'intriguer bon nombre de savants. Car il a guéri des malades que la médecine officielle avait abandonnés ou condamnés, parfois à des milliers de kilomètres de distance, sans rien savoir de cette discipline : il se laissait guider par des voix intérieures qui lui dictaient le nom des médicaments, les traitements à prescrire, etc.

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" Nous devons à Cayce un étonnant concept : celui que chaque cellule possède une conscience propre. Sa clairvoyance lui donnait accès à une conscience cellulaire et lui permettait d'examiner de l'intérieur toutes les parties du corps : glandes, organes, vaisseaux sanguins, nerfs ou tissus. Son subconscient semblait automatiquement entrer en communication avec le système nerveux, parcourant les systèmes sympathique et parasympathique qu'il contrôle, et pénétrant jusqu'à la plus infime cellule. " Le docteur William McGarey, qui venait de proférer ces paroles, leva son auriculaire en continuant : " Une cellule en mauvais état dans ce doigt aurait indiqué à Cayce qu'il existait une pression anormale quelque part et le visionnaire aurait aussitôt prescrit une huile lubrifiante pour adoucir et régénérer ce tissu. Des messages convergents lui parvenaient, semblait-il, de différentes cellules - toutes ces cellules forment un monde microscopique et, comme les nations se font la guerre, les cellules luttent parfois les unes contre les autres. " Ce conflit, c'est la maladie.

Edgar Cayce le prophète ( Jess Stearn )