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" Notre Sainte Mère la Terre, les arbres et toute la nature sont les témoins de vos pensées et de vos actions. "

Proverbe Winnebago

" Nous aimons la tranquillité ; nous laissons la souris jouer en paix ; quand les bois frémissent sous le vent, nous n'avons pas peur. "

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1769.

portrait indien reinhart usa ancien 02 Les portraits d’Indiens de Frank A. Rinehart

Le Lakota était rempli de compassion et d'amour pour la nature. Il aimait la terre et toutes les choses de la terre, et son attachement grandissait avec l'âge. Les vieillards étaient littéralement épris du sol et ne s'asseyaient ni ne se reposaient à même la terre sans le sentiment de s'approcher des forces maternelles. La terre était douce sous la peau et ils aimaient à ôter leurs mocassins et à marcher pieds nus sur la terre sacrée. Leurs tipis s'élevaient sur cette terre dont leurs autels étaient faits. L'oiseau qui volait dans les airs venait s'y reposer et la terre portait, sans défaillance, tout ce qui vivait et poussait. Le sol apaisait, fortifiait, lavait et guérissait.

C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'assoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement ; ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et ils se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient...

Ces relations qu'ils entretenaient avec tous les êtres de la terre, dans le ciel ou au fond des rivières étaient un des traits de leur existence. Ils avaient le sentiment de fraternité envers le monde des oiseaux et des animaux qui leur gardaient leur confiance. La familiarité était si étroite entre certains Lakotas et leurs amis à plume et à fourrure, que, tels des frères, ils parlaient le même langage.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l'homme éloigné de la nature devient dur ; il savait que l'oubli du respect dû à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes gens sous la douce influence de la nature.

Chef Luther Standing Bear.

Je sais que notre peuple possédait des pouvoirs remarquables de concentration et d'abstraction, et je me demande parfois si le fait d'être aussi proche de la nature, tel que je l'ai décrit, garde l'esprit sensible aux impressions peu communément ressenties, et en contact avec les pouvoirs invisibles. Certains d'entre nous semblaient avoir une singulière intuition quant à l'emplacement d'une tombe ; ils expliquaient qu'ils étaient entrés en communication avec l'esprit du défunt. Ma grand-mère était de ce nombre, et aussi loin que je me souvienne, lorsque nous campions dans un pays inconnu, mon frère et moi cherchions et trouvions des ossements humains à l'endroit qu'elle nous avait indiqué comme étant un lieu de sépulture où l'emplacement où un guerrier isolé était tombé. Bien sûr, tout signe extérieur de sépulture était depuis longtemps effacé.

Ohiyesa (1858 1939) son premier livre " Indian Boyhood " (Enfance indienne) parut en 1902. Il est peut-être le plus célèbre des écrivains indiens américains.

 

L'homme barbu qui vient de l'est.

Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas " sauvages " à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage et pour lui seul la terre était " infestée " d'animaux " sauvages ". A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'est qui nous accable, nous et les familles que nous aimons, d'injustices insensées et brutales. C'est quand les animaux de la forêt se mirent à fuir son approche que commença pour nous " l'Ouest Sauvage ".

Chef Luther Standing Bear, Sioux Oglala.

portrait indien reinhart usa ancien 19 Les portraits d’Indiens de Frank A. Rinehart

 

Le soleil du matin, la douce terre nouvelle et le grand silence.

Nous avons toujours eu beaucoup ; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient en abondance un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, de citrouilles et de courges... Ici était notre village depuis plus de cent ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée du Mississippi sans qu'elle nous fût jamais disputée... Notre village était sain et nulle part, dans le pays, on ne pouvait trouver autant d'avantages ni de chasses meilleures que chez nous. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui devait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru.

Black Hawk.

portrait indien reinhart usa ancien 08 Les portraits d’Indiens de Frank A. Rinehart

Les portraits d’Indiens de Frank A. Rinehart

Monsieur, les changements de la fortune et les vicissitudes de la guerre ont fait de vous mon vainqueur. Quand mes dernières ressources ont été épuisées, mes guerriers exténués par des marches longues et pénibles, nous nous sommes rendus et je suis devenu votre prisonnier.

Les pages qui suivent racontent l'histoire de ma vie ; elle est intimement liée et, dans une certaine mesure, identifiée à une partie de votre histoire : je vous l'ai donc dédiée.

Le passage de bien des étés m'a porté dans le vieil âge -et je n'ai que peu de lunes devant moi. Avant de me préparer pour le voyage vers la terre de mes pères, j'ai décidé de donner les motifs et les raisons de mon hostilité premières aux blancs et de défendre ma réputation contre toute erreur d'interprétation. La sympathie que vous m'avez témoignée quand j'étais votre prisonnier de guerre me garantit que vous attesterez la véracité des faits relatés dans mon récit, si tant est qu'il soit porté à votre connaissance.

Je suis maintenant le membre obscur d'une nation qui autrefois honorait et respectait mes opinions. Le chemin de gloire est rude et beaucoup d'heures sombres l'obscurcissent. Puisse le Grand Esprit jeter la lumière sur le vôtre ! Que jamais vous ne fassiez l'expérience de l'humiliation à laquelle le pouvoir du gouvernement américain m'a réduit, tel est le vœu  de celui qui, jadis, dans ses forêts natales, était aussi fier et téméraire que vous.

Black Hawk, ( autobiographie ) 10e lune de 1833,  dédicace au brigadier général H. Atkinson.

Non, vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quel genre d'hommes doivent-être les EUROPÉENS ? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être ? Les Européens, ceux qui sont forcés de faire le bien et qui n'ont, pour éviter le mal, d'autre inspiration que la peur et la punition. Si je te demandais quel est cet HOMME, tu me répondrais un FRANÇAIS, mais moi je te prouverai plutôt que c'est un CASTOR. Car l'HOMME n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...

Qui vous a donné les terres que vous habitez maintenant ? De quel droit les possédez-vous ? Elles appartiennent toujours aux ALGONQUINS En vérité, mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient HURON. Je vois clairement la profonde différence entre ta condition et la mienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plait, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit. Il n'en est pas de même pour toi, ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine ; ton Vice-roi dispose de toi ; tu n'aspas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit ; tu as peur des voleurs, des faux-témoins, des assassins,  etc., et tu dépends d'une infinité de personnes dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?

Adario était un chef Huron du dix-septième siècle connu pour sa bravoure et sa sagacité. Habile diplomate, médiateur entre les tribus, il fut un grand pacificateur.

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" Comment peut-on acheter ou vendre le ciel ou la chaleur de la terre ?

Cette manière de penser nous est étrangère.

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air ni le miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous les acheter ? "

Chef Seattle.

 

" Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre."

" Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même. "

 

Tecumseh (chef des Shawnees)

 

" Les morts des blancs oublient le pays de leur naissance quand ils s'en vont pour cheminer sous les étoiles." 

" Nos morts n'oublient jamais cette terre merveilleuse, car elle est la mère des Indiens. "

" Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. "  

" Les fleurs odorantes sont nos sœurs, les chevreuils, le cheval, le grand aigle sont nos frères. "

 Seattle (chef des Suquamish)