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La mort.

Contrairement à ce que nous apprennent les enseignements occidentaux, la mort n'est pas la négation pure et simple de l'existence. En réalité, la mort n'est pas une séparation radicale avec ce que nous avons été : c'est simplement le passage d'un état à l'autre.

L'homme a peur de la mort parce qu'il croit qu'elle scelle une séparation irrémédiable avec ce qu'il a été durant sa vie. Mais en fait ce détachement n'est qu'une sensation due au fait qu'en perdant due au fait qu'en perdant son corps l'homme se voit privé des cinq sens physiques avec lesquels il appréhendait la vie jusqu'alors ; en définitive, il ne perçoit pas l'après-mort car il n'a pas les " outils " sensoriels pour cela : l'état de conscience auquel il est parvenu en tant qu'être vivant ne lui permet pas d'avoir accès à l'autre dimension dans laquelle se trouvent les êtres disparus que la mort a emportés.

Ce qui revient à dire qu'il faut accéder à un niveau de conscience plus " éveillé " pour pouvoir voir -avec les yeux de l'âme- l'autre côté du miroir, cet univers invisible à ceux dont le taux vibratoire n'est pas assez élevé.

Une fois cette conscience acquise, tout devient différent. Ce que nous pensions être une fin n'est en fait qu'une libération, un passage dans un autre monde, dans une dimension beaucoup plus lumineuse où les impératifs du véhicule de manifestation ne limitent plus la compréhension qui désormais prend un envol insoupçonné.

Et il n'y a pas réellement de séparation, il n'y a plus de tristesse à ressentir, d'angoisse à avoir à l'idée de quitter le monde des hommes, d'incertitude ou de peur viscérale quant à notre propre devenir ; toute souffrance ou déchirement à l'idée de quitter nos proches devient illusoire, car dans tous les cas l'absence est momentanée...

Les Êtres de Lumière (Bernard Baudouin)

" L'absence et la mort ne différent pas beaucoup donc, on ne se quitte pas, on se perd de vue, mais on sait bien que n'importe où, on se retrouvera. " George Sand