Ensemble, tout est possible. La République irréprochable et quelques uns de ses acteurs :
Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.
Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.
Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.
Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.
Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.
Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.
Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.
Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage.
Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme.
Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.
Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.
Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.
Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral.
Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.
Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.
Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.
Didier Schuller (RPR-UMP) 1994, il s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France. 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne. 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.
Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.
Frédéric Chazal (UMP) 2010, condamné pour diffamation.
Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.
Gérard Dezempte (UMP) 2006, condamné pour discrimination.
Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste. 2011, mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée.
Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Guy Drut (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.
Guy Wildenstein (UMP) 2011, mis en examen pour recel d’abus de confiance.
Henry Chabert (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux.
Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.
Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Jacques Myard (UMP) 2009, condamné pour diffamation.
Jean Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.
Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.
Jean-Louis Garnier (UMP) 2011, condamné pour coups et blessures.
Jean-Louis Masson (UMP) 1997, condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite.
Jean-Paul Alduy (UMP) 2008, son élection est annulée pour fraude.
Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud condamnée (UMP) 2006, condamnée pour diffamation et complicité de diffamation.
Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations.
Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.
Lionel Cressiot (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.
Lucette Michaux-Chevry (UMP) 2002, condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics.
Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public.
Marie-Jeanne Bozzi (UMP) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin. 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale. 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée.
Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.
Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.
Michel Habig (UMP) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal.
Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.
Olivier Rey (UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion.
Pascal Buchet (UMP) 2007-2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide.
Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.
Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.
Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.
Philippe Pemezec (UMP) 2010, condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.
Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent. 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé. 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs.
Richard Cazenave (UMP) 1999, condamné pour abus de biens sociaux. 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.
Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive. 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.
Thérèse Aillaud (UMP) 2002, condamnée pour détournement de fonds publics.
Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie. 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.
Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.
Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.
Xavier Dugoin (UMP) 1997, condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption. 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt. 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.
2010, un cadre de l’UMP dont le nom n’a pas été diffusé a été mis en examen pour vol de carte bancaire d’un ancien dirigeant et pour le piratage, lors de la guerre interne à l’UMP 31, de l’ordinateur de l’ex-présidente Christine de Veyrac. Les policiers ont retrouvé des objets acquis frauduleusement au domicile du jeune homme.
L’UMP condamnée pour atteinte au droit à l’image avec son LipDub en diffusant pour le clore la photo d’une jeune femme n’y ayant pas consenti.
L’UMP, à l’origine de la loi Hadopi, condamnée pour piratage d’une musique de MGMT utilisée lors de leurs meetings et pour illustrer plusieurs vidéos diffusées sur Youtube.
Et nous ne citerons pas bien sûr les innombrables “non lieu” ou “affaires classées sans suite” par la bienveillance de certains magistrats…
Citoyens, citoyennes,
Choisissez bien votre camp et ne vous étonnez plus des latences de la justice si celle-ci passe son temps à juger des affaires politiques.
En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers : l’alternance ne constituera pas une menace, bien au contraire, pour les classes possédantes. Après José Sócrates, José Luis Zapatero, George Papandréou et Elio Di Rupo, François Hollande sera-t-il le prochain dirigeant socialiste à prétexter la « crise des dettes publiques » pour imposer aux travailleurs l’austérité et la régression sociale ? Au vu du pédigrée de ses responsables de campagne, il y a tout lieu de le craindre : c’est que les principaux conseillers dudit candidat se signalent par leur proximité avec le monde des affaires et leur volonté de rassurer l’Europe des marchés. A moins de quatre mois des élections, un passage en revue des troupes s’imposait.
Pierre Moscovici (directeur de campagne)
Ex-ministre en charge des Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin, Pierre Moscovici est vice-président du Cercle de l’Industrie. Ce lobby, représentant les intérêts des trusts français à l’échelle européenne, a été créé en 1993 par Raymond Lévy, alors président de Renault, et Dominique Strauss-Kahn, qui venait tout juste de quitter le ministère de l’Industrie et du Commerce extérieur. Partenaire du MEDEF, de l’Institut de l’Entreprise et de la Table ronde des Industriels européens, le Cercle de l’Industrie s’est doté du conseil d’administration bipartisan suivant :
Denis Ranque (président) Administrateur de CMA-CGM, de Saint-Gobain et du Fonds Stratégique d’Investissement français ; ex-PDG de Thalès
Pierre Moscovici (vice-président) Membre du Parti socialiste, ancien ministre chargé des Affaires européennes (1997-2002)
Alain Lamassoure (vice-président) Membre de l’UMP, ancien ministre chargé des Affaires européennes (1993-95)
Jean-Yves Naouri (trésorier) Directeur des opérations du groupe Publicis. Son frère, Jean-Charles Naouri, a été directeur de cabinet de Bérégovoy à Bercy et associé-gérant de Rothschild & Cie Banque, avant de prendre le contrôle du groupe de distribution Casino, et de devenir l’une des plus importantes fortunes de France estimée, en 2011, à 883 millions d’euros par le magazine écofi Challenges. Jean-Charles Naouri est aussi conseiller de la Banque de France, administrateur de Rothschild & Cie Banque et de Fimalac. Cette dernière holding, chapeautant l’agence de notation Fitch Ratings, appartient à un proche de Laurent Fabius : Marc Ladreit de Lacharrière.
Benoît Potier (administrateur) PDG d’Air Liquide, administrateur de Danone et de Michelin, vice-président de la Table ronde des Industriels européens
Louis Gallois (administrateur) PDG d’EADS, administrateur de Michelin, ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement au ministère de la Défense
Pierre-André de Chalendar (administrateur) PDG de Saint-Gobain, administrateur de Veolia Environnement
Pierre Gadonneix (administrateur) Président d’honneur d’EDF, ex-administrateur de France Télécom, Elf-Erap, Usinor, Renault
Bertrand Collomb (administrateur) Administrateur des sociétés Total, DuPont et Reuters Founders Share Company, conseiller de la Banque de France, président d’honneur de Lafarge et ex-vice-président d’Unilever
Michel Sapin (responsable du projet présidentiel)
Ancien ministre délégué à la Justice (1991-92), ministre de l’Économie et des Finances (1992-93), et ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État (2000-02), Michel Sapin pourra, en cas de victoire à la présidentielle, s’appuyer sur ses ex-conseillers : Thierry Aulagnon (directeur de cabinet à Bercy) est membre du comité de direction de la Société générale ; Eric Lombard (conseiller technique à Bercy) est président de BNP Paribas Cardif et du Groupement français des Bancassureurs ; quant à Godefroy Beauvallet (conseiller e-Government au ministère de la Fonction publique), il dirige actuellement le Fonds Axa pour la Recherche.
Les conseillers économiques de François Hollande (1)
Elie Cohen Directeur de recherche au CNRS et à Sciences Po, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, il est aussi administrateur des firmes EDF Energies Nouvelles, Steria et PagesJaunes, ex-administrateur d’Orange et Vigeo.
Jean-Hervé Lorenzi Professeur à l’Université Paris-Dauphine, président du Cercle des économistes, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, ex-conseiller du président du groupe Havas et du Premier ministre socialiste Edith Cresson, actuel administrateur de BNP Paribas Assurances, de la Cie financière Edmond de Rothschild, et membre du conseil d’orientation de l’Institut Montaigne, think tank créé par Claude Bébéar (Axa).
Jean-Paul Fitoussi Président de l’Observatoire français de la conjoncture économique (OFCE), membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, ex-coordonnateur de la « Commission sur la performance économique et le progrès social » – lancée à l’initiative du président Sarkozy – et président de la sous-commission de la « Commission des Nations-Unies sur la Réforme du système monétaire et financier international », ce chroniqueur du Monde et de La Republicca est aussi administrateur du trust financier italien Sanpaolo IMI, de Telecom Italia et de Banca Sella Holding.
Emmanuel Macron Ancien membre de la « Commission Attali pour la libération de la croissance » – installée par le président Sarkozy – et actuel associé-gérant chez Rothschild & Cie Banque.
Stéphane Boujnah Ex-membre de la « Commission Attali pour la libération de la croissance » et conseiller de Dominique Strauss-Kahn à Bercy, il est aujourd’hui le patron de la branche française du groupe financier espagnol Santander.
Forts de leurs positions dans le monde des mass-médias (Libé, Le Nouvel Observateur, Le Monde), les jeunes loups du capitalisme à la française sont désormais en mesure de faire coup double : dénoncer, à longueur de chroniques ampoulées, les « excès » des marchés financiers, tout en bénéficiant des profits symboliques et, plus encore, matériels associés à leur statut de dirigeants de la haute banque et de la grande industrie. Un économiste tel que Daniel Cohen – membre de l’équipe de campagne de Martine Aubry – a pu ainsi prêcher la bonne parole « régulationniste » dans l’émission de France Télévisions « Fric, Krach et gueule de bois », à l’appui de poncifs sur les traders fous, l’aveuglement libéral et la droite de Reagan et Thatcher, sans que Pierre Arditi, animateur de la soirée, ne juge bon de préciser que cet éditorialiste au Monde siégeait, au même moment, à la banque d’affaires Lazard, au conseil scientifique de la Fondation Jean-Jaurès et au think tank « A Gauche, en Europe », une boîte à idées sociale-libérale créée par Rocard, Strauss-Kahn et Moscovici. La boucle est bouclée.
(1) Pour plus d’informations sur la contribution apportée par ces économistes à la campagne de François Hollande, lire Fanny Guinochet et Gaëlle Macke, « Ces économistes et ces patrons qui soutiennent François Hollande », Challenges, 16 octobre 2011.
Pétition Michelin ne doit pas construire cette usine en Inde!
Pour : Direction de la firme Michelin
En soutien aux initiatives citoyennes indiennes, nous lançons un appel à tous ceux et celles qui refusent la loi du plus fort :
Michelin ne doit pas construire cette usine en Inde!
Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie. Non seulement cette dernière ruine l’emploi chez nous, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. En Inde, un conflit terrible oppose un village d’Intouchables – les plus méprisés de ce pays de castes – et Michelin, notre grande transnationale du pneu. Thervoy Kandigai est un bourg du Tamil Nadu, État du sud de l’Inde. Il compte environ 1500 familles, qui vivent depuis toujours des pâturages et forêts proches de Thervoy. Tel est leur territoire, que Michelin s’apprête à détruire pour l’éternité avec cette usine. Non seulement la forêt, espace indispensable à la survie de cette population sans terre, est confisquée mais elle a déjà commencé à être détruite, risquant par la même de tarir les lacs approvisionnant les villages locaux en eau. Notre transnationale a en effet réussi à convaincre les autorités fédérales, et entend bâtir une usine ultramoderne de pneus en lieu et place de la forêt des Intouchables. L'espace est déjà clôturé, des bâtiments déjà en construction, le centre de formation déjà ouvert.
Les villageois se battent seuls depuis deux ans, multiplient les actions, grèves de la faim. En retour, ils subissent la répression : coups, présence policière, emprisonnement, certains depuis février 2011. Ils viennent d’élire un Panchayat – sorte de maire – ouvertement opposé à l’installation de Michelin. Et ils appellent à l’aide internationale. La France est en première ligne, et les signataires de cette pétition demandent, comme les habitants de Thervoy Kandigai l’annulation du projet. Michelin India proclame sur son site internet : « Une des valeurs essentielles de Michelin, c’est le respect des personnes ». Le moment est venu de prouver que ces paroles ne sont pas que de la propagande commerciale. Ne touchez pas à la forêt des Intouchables de Thervoy Kandigai ! Les soussignés exigent : • L’annulation de ce projet de construction d'une usine Michelin à Thervoy Kandigai • la restitution des terres aux villageois • l'indemnisation des villageois pour les terres détruites • la libération des 8 emprisonnés, l'amnistie pour les 61 en attente de jugement et l'arrêt de toute violence contre la population !
Premiers signataires
Thébaud-Mony Annie, sociologue, présidente de l’association Henri Pézerat, santé – travail – environnement, Fontenay-sous-bois Nicolino Fabrice, journaliste, association Henri Pézerat, Fontenay-sous-bois Roudaire Josette, présidente du Comité Amiante Prévenir et Réparer, Auvergne, association Henri Pézerat Roca François, CGT Michelin, Clermont Ferrand Souzon Thierry, CGT Michelin Chevalier Michel, CGT Michelin Gascuel Jean-Sébastien, hebdomadaire Paysan d’Auvergne Serezat Jean-Pierre, Université populaire, Clermont Ferrand Panthou Eric, Historien,Syndicaliste FSU, Clermont-Ferrand Quinson Laurent, Bibliothécaire, Syndicaliste FSU, Lyon Védrine Corine, ethnologue, Saint-Etienne
Le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé et une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme. Penchons-nous sur le secteur de la santé, afin d’en comprendre son fonctionnement, et d’en connaître les acteurs.
Le Pôle Emploi, né de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale (Assurance Maladie, Assurance Vieillesse, URSSAF) compte 120.000 employés. Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente a propos des complémentaires santés. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une « mutuelle employeur obligatoire; ». Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf s’ils étaient déjà ayant-droits sur le compte du conjoint via une mutuelle employeur obligatoire). C’est une conséquence de la loi Fillon de 2003.
Etonnant, c’est le groupe Malakoff-Médéric qui a raflé la mise, obtenant d’un coup 170.000 adhérents supplémentaires, sans compter les ayant-droits. Plus les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui rentreront dans le dispositif en janvier 2011… c’est encore Malakoff Médéric qui l’emporte !
Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric (d’où son nom) le 30 juin 2008, soit 6 mois avant la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire employeur; » pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi. Son président, un certain Guillaume Sarkozy, est le frère de Nicolas.
Et maintenant : François Sarkozy. Pédiatre de formation, François a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l’industrie pharmaceutique (principalement orientée vers la gériatrie) depuis 2001. Il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.
Ajoutons à cela ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagonistes de l’affaire de l’Arche de Zoë. Il fait partie aujourd’hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique. D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.
N’oublions pas leur demi frère, Olivier Sarkozy, qui copilote l’activité mondiale des services financiers de Carlyte Group : présent dans de nombreux domaines d’activité comme l’aéronautique, la défense, l’énergie, ou les medias. Dans ce groupe nous retrouvons de nombreuses personnalité comme Georges Busch père, la famille Ben Laden ou l’ex directeur de la CIA, Franck Carlucci !
Résumons : trois frères, l’un en charge de l’exécutif, notre Président, l’un à la tête d’un des plus gros groupe d’assurance santé et le dernier qui sert les intérêts des laboratoires. Et un demi frère qui copilote l’activité financière d’une multinationale qui s’infiltre de partout, réputé pour être l’un des bras armés de la politique intrusive des États-Unis dans les économies européennes. On peut donc nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre système de santé, et de nos services publics ! Leurs destructions programmées est en marche…
Mercredi dernier j'ai expliqué qu'un lecteur, Mr Neveu, avait vu que Concordia était avant tout une déesse grecque: "Le naufrage du Concordia est il un signe des dieux? En effet Concordia est une déesse dont les symboles sont la colombe, la corne d'abondance... Elle symbolise aussi la prospérité et la bonne entente... Échouage le vendredi 13 janvier, célébration de la déesse Concorde le 16 janvier!". Très bien vu, d'autant que l'empereur Auguste a même fait construire à Rome un temple a Concordia où se réunissait le Sénat pour débattre sous de bons auspices. Mais voilà, l'un de nos autres lecteurs, Amokrane Berdja, va encore plus loin, et là je dois avouer que c'est très très très fort: chaque étage du Concordia a été nommé après un pays européen, Francia, Spania, etc., afin que les passagers se rappellent facilement où se trouve leur cabine... Ça ne s'invente pas, vraiment...
Si on devait interroger un prêtre d'Athéna, eh bien il nous dirait que le naufrage préfigure celui de l'Euro ou de l'Europe... D'ailleurs, jugez-en par vous même, regardez bien les "Costa Concordia Deck Plans" ici, vous serez très très surpris. Le Concordia, un vrai signe des dieux grecs? L'avenir nous le dira cette année, c'est sûr.
Ils campent dans le froid, autour du forum économique mondial. A l'intérieur, on s'inquiète de la hausse des inégalités et de la crise de la dette.
Les températures flirtent avec le zéro en Suisse. Réunis près du cordon de sécurité qui entoure le forum économique mondial, les "99%" ont mis en place un "camp igloo". "Le reste de la société est exclu des réunions, ce sont les 1% qui ont le pouvoir, négocient et décident du sort des 99% dans le monde", explique l'un des organisateurs du camp, David Roth.
Cette année, Davos réunit des experts, des responsables politiques et des organisations internationales autour du thème "La grande transformation : façonner de nouveaux modèles".
La croissance économique, l'emploi et le protectionnisme seront les trois principales inquiétudes en 2012, d'après les dirigeants de onze organisations internationales, dont Christine Lagarde du Fonds Monétaire International.
L'édition 2012 du forum de Davos, qui ouvre ses portes mercredi, se veut en phase avec les transformations du monde. Parmi les 2600 participants, on retrouve le premier ministre tunisien, Hammadi Jebali, ou encore Imran Khan, l'ancien joueur de cricket pakistanais qui a fait de la corruption son principal combat. Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy ou George Papandreou eux ne se rendront pas aux réunions. Malgré tout, la plupart des participants seront les mêmes que depuis le déclenchement de la crise en 2008.
Nicolas Sarkozy a réagi triomphalement à la fermeture du site de téléchargement “Megaupload” par la justice américaine.
Et cela m’a fait rire. Il faut dire qu’il y a de quoi…
Car la justice américaine vient de réussir instantanément et à peu de frais ce que notre matamore en culottes courtes n’a pas été foutu de faire, malgré des millions dépensés en pure perte depuis plusieurs années. Enfin, en pure perte, pas tout à fait, car Hadopi offre un emploi confortable à des gens méritants, comme l’ancien responsable internet de l’UMP ou une ancienne assistante de Brice Hortefeux… On connaît la musique par cœur…
Hadopi, c’est un montage ridicule, une usine à gaz insensée, un machin bien caractéristique de ce qui se produit quand l’incompétence, l’idéologie et l’aveuglement sont aux commandes.
N’importe quel informaticien, ou simplement connaisseur du Web avait à l’époque compris, après 20 millisecondes de réflexion, que ce dispositif était grotesque, que les gens qui avaient pondu cette aberration étaient de dangereux incapables (rappelez-vous cette pauvre Christine Albanel), et que le ridicule de l’initiative atteignait des niveaux insensés.
Or Hadopi a un coût : 12 millions d’euros par an. Pour quel bénéfice ? Sauf si quelqu’un avait des éléments probants, il est clair qu’ils sont tellement proches de zéro qu’il est inutile de débattre de la différence. Bien sûr, des faussaires payés à cet effet clameront que le piratage a baissé… Mais c’est aussi crédible que Xavier Bertrand qui claironne une improbable baisse du chômage ou Claude Guéant qui tente de nous faire avaler une prétendue baisse de la délinquance.
La machine idiote et infernale d’Hadopi mène un combat d’arrière-garde, avec une guerre de retard. En pistant les quelques boutonneux qui n’ont toujours pas compris que le “peer to peer” est une technologie du passé, Hadopi feint d’ignorer que la plupart de ceux qu’il appelle “pirates” utilisent désormais des moyens plus simples et ô combien plus efficaces : le téléchargement direct et le streaming.
Certains, peu férus de technique, sont sans doute ici un peu perplexes. Essayons d’expliquer autrement. Imaginez que Sarkozy ait appris que des malfaisants s’introduisaient dans une banque par un étroit soupirail situé à l’arrière du bâtiment. Comme chacun sait, il est un grand ami des banksters et ne saurait tolérer cette situation. Alors à grand renfort de déclarations martiales et de pognon, il envoie une division blindée et un régiment de Rafale pour surveiller le trou*. Il pince évidemment quelques andouilles qui n’étaient pas au courant, et en profite pour se pavaner à la télé en vantant l’efficacité de son dispositif…
…sauf qu’il a oublié un léger détail : la porte d’entrée principale de la banque, à l’avant du bâtiment, est restée grand ouverte, et une foule compacte s’y presse en permanence, repartant avec un bout du trésor, qui a de surcroît le bon goût d’être inépuisable.
C’est cette porte que la justice américaine vient de fermer à grand fracas. Megaupload, c’était le principal site de téléchargement. Utilisé, même en France, par des millions de personnes. On pouvait y trouver à peu près n’importe quel film, le télécharger en une dizaine de minutes, ou même le regarder immédiatement en streaming. Gratuitement. Ou, pour les plus gros consommateurs, pour quelques euros par mois.
Mais cette affaire nous apprend tout de même même quelques chiffres intéressants : Mégaupload aurait, selon les dires de la justices américaine, fait perdre 500 millions de dollars aux ayants droits américains. En 5 ans. Soit 100 millions par an. En euros, ça nous fait dans les 77 millions au cours du jour. J’attire l’attention sur le fait que ces chiffres proviennent sans doute des plaignants, l’industrie du cinéma, et qu’ils sont probablement très surévalués.
En France, il y a environ 20 millions d’abonnés internet haut débit. En taxant chacun de ces abonnements de 10 centimes (oui 0,10 €) par mois, on récupérerait le tiers de cette somme. Ce qui paierait largement la part française du préjudice (présumé).
Les Américains ont pointé du doigt le fait que les dirigeants de Megaupload étaient des mafieux pleins aux as, au train de vie ahurissant. Un peu comme des banksters, donc… Évidemment, ils gardaient tout pour eux. Mais il suffirait de récupérer le pognon de Megaupload et de le reverser aux ayants-droits pour résoudre le problème, non ? Sans rien changer. Les petits téléchargeurs téléchargent, les gros paient quelques euros… Et les sites de poker en ligne, probablement des potes de Sarkozy, continuent à y passer leurs pubs ineptes.
Car contrairement à ce que pense Sarkozy, on ne reviendra pas en arrière. Ce n’est pas parce que Megaupload est fermé que tout le système va s’arrêter et que les smicards vont se mettre, repentants, à acheter des DVD ou des fichiers électroniques à 20 euros. Mégaupload reviendra, ou un autre prendra sa place. Le pli est pris. Chacun sait qu’on ne peut pas vivre sur une technologie archaïque, il faut se reconvertir.
D’ailleurs, Sarkozy ne devrait pas trop faire le malin. Car en plus de mettre en lumière sa propre incompétence, la fermeture de Megaupload a été un choc qui a affecté des millions de foyers français dans leur vie quotidienne. Ceux-là mêmes qui ne “font pas de politique”, qui ne mouftent pas quand on supprime des postes de fonctionnaires (quand ils ne sont pas fonctionnaires), ou même quand on repousse l’âge de la retraite (c’est encore loin, et puis “on n’a pas le choix”), subissent là le choc instantanément. On leur prend un de leurs seuls plaisirs gratuits.
Et puis le terme de “piratage” est sujet à caution. Quand tout le monde le fait, peut-on encore parler de piratage ? N’y-a-t-il pas là comme une démocratisation de la culture ?
“Eh, SuperNo, tu y penses, aux ayants-droits ? Tu veux couler l’industrie du cinéma ?”
Ben oui, j’y pense… Je sais que se faire voler son travail par des margoulins qui ont trouvé le moyen de faire le même pour 10 ou 100 fois moins cher, c’est désagréable. D’ailleurs, c’est ce que vivent des millions de Français qui se sont fait pirater leur emploi ces vingt dernières années, sans qu’on mette en place une Hadopi pour lutter contre le phénomène… Bref… En attendant, il faudrait chiffrer le préjudice. Car on apprend que le record du nombre d’entrées au cinéma a été battu en 2011… Les pirates iraient-ils aussi au cinéma ? Ben oui, les films téléchargés sur Megaupload ne sont pas de très bonne qualité… Ce sont donc deux marchés très différents…
On peut aussi se poser d’autres questions : un smicard, un chômeur, un étudiant… ont-ils envie de payer les millions d’euros de revenus des “stars” du cinoche ou de leurs producteurs ? Ont-ils envie de payer 20 euros un DVD de “La Grande Vadrouille”, film sorti il y a près de 50 ans, passé des dizaines de fois à la télé, dont la quasi totalité des acteurs, réalisateurs et producteurs sont morts depuis belle lurette ? Redistribuer une taxe sur les abonnements internet, c’est une bonne idée, mais c’est peut-être aussi une bonne occasion de remettre à plat certaines pratiques.
Alors si j’avais un conseil à donner au successeur de Sarkozy en mai prochain : qu’il pense à la taxe de 10 centimes, il résoudra ainsi élégamment un problème quotidien qui ne méritait pas tant de dogmatisme et d’incompétence crasse.
L'homme est intelligent, cultivé, posé, et sans aucun doute très attaché à la France, ce qui déjà est une véritable révolution pour nous qui subissons depuis cinq ans les errances d'un type inculte, mal élevé, assez peu attaché à la France, mais très attiré par les feux de la rampe et tout ce qui brille. Hollande rassure quand Sarkozy nous irrite, nous fait plonger dans une déprime abyssale, nous bourre le cul de dynamite et nous fait exploser en plein vol, pour ceux qui ont osé s'envoler. Bref. Hollande, Sarko, deux entités opposées donc. Après le carnage de ces cinq années de cauchemar, nous avons plus que tout besoin d'être rassurés. Sinon, le Pays continuera à s'enfoncer dans la crise. Le mal est psychologique bien plus qu'économique.
Jour après jour, heure après heure, des doigts se pointent sur nous, agressifs, accusateurs. "On" accuse la France de ne pas être compétitive, ce qui veut dire en clair que les gens sont trop payés. Par rapport à qui ? A quoi ? Ca, on oublie de nous le dire. La faute est entièrement reporté sur le salarié qui en quelque sorte ruine son pauvre patron en voulant faire payer son travail. Cette enflure de salarié coûte en plus un max de pognon à la sécu. quand il est fatigué. Plutôt que crever dignement dans son coin, il lui faut des soins, et en plus, on doit le payer quand il part à la retraite. C'est insoutenable pour ces pauvres patrons qui du coup ont raté la sortie de la dernière Ferrari. Bref. C'est juste à peine exagéré !
Quel candidat à la présidence aura le courage de dire clairement que le problème de compétivité de la France ne vient pas de la soi-disant cherté de la main d'oeuvre ou des charges sociales ???? Quel candidat saura rappeler qu'à l'heure où le franc fut changé en euro, nous eûmes à supporter une dévalutation massive de nos économies ??? On te file un euro pour 6,50 francs ! Nous avions six fois moins de blé dans la grange le jour où on nous a piqué le franc ! L'Allemagne qu'on donne toujours en exemple n'a pas eu à souffrir de cette dévalutation puisque l'Euro s'est aligné sur le Mark !
Avec six fois moins de blé dans les caisses, les entreprises ont dû malgré tout acheter la matière première au même prix qu'avant. Et malheur, les salaires n'ont pas augmenté. Avant vous gagniez dix mille balles par mois, après, vous n'aviez plus que 1500 euros. Avec 10 000 balles on faisait beaucoup de choses, avec 1500 euros, on a juste le droit de crever de faim. Tout le problème est là ! OU bien je me gourre carrément. Eclairez-moi.
J'en viens à mon titre. Hollande est-il vraiment un homme de gauche ? Avec Pierre Moscovici à ses côtés, j'en doute. Voyons un peu ce qui est écrit sur Moscovici dans le Wikipédia :
Le Cercle de l'industrie est un lobby patronal français auprès des institutions européennes.
En février 1993, les membres du futur Cercle de l'industrie (une idée de Dominique Strauss-Kahn et Maurice Lévy, patron de Publicis) se réunissent au siège de Publicis. Y sont représentés : Rhône-Poulenc, Lafarge, Pechiney, Elf, L'Oréal, Bull, Schneider, Renault, Total, BSN…
En juin 1993, Raymond Lévy, PDG de Renault, crée le Cercle qui emménage à Neuilly-sur-Seine, au 171, avenue Charles-de-Gaulle, l'Objet déclaré à la préfecture est le suivant :
Assurer une veille permanente auprès des différentes instances que sont la Commission des C.E., le Parlement européen, le GATT, etc., concevoir et diffuser par les moyens adéquats l'information nécessaire auprès de ces instances, organiser les interventions au plus haut niveau politique1.
DSK en devient le vice-président à titre bénévole tout en bénéficiant d'un bureau, d'une secrétaire2 et de notes de frais3.
La Taxe TOBIN (Le face à face de l’économie active et des marchés boursiers)
Tout d’abord, la taxe Tobin n’est pas aussi sympathique que certains gagnent à nous le faire croire. La taxe Tobin est même une énorme arnaque (Une de plus).
Dans le cadre de ce montage, James Tobin a bénéficié d’un Prix Nobel d’économie (L’incontournable prix par lequel tout commence). Il suffit de connaitre les personnalités qui composent le Comité Nobel et tout est dit. Il n’y a plus rien à expliquer.
Bref, l’idée de la Taxe Tobin consiste à prélever un infime pourcentage d’argent fictif sur les marchés boursiers pour injecter beaucoup d’argent vrai dans l’économie active (Au bénéfice de ceux qui en ont besoin). Les marchés boursiers(Les marchés financiers) À l’origine, les marchés boursiers naissent avec le début de l’industrialisation. Il faut rassembler des capitaux pour alimenter les investissements industriels.
Cent cinquante ans après, les choses ont bien changé et le phénomène s’est inversé. Les industriels et les détenteurs de capitaux, plutôt que d’invertir dans des entreprises scabreuses, préfèrent jouer leur argent en bourse. Les bénéfices sont assurés, cela ne nécessite pas de connaissances particulière, les frais sont inexistants (Pas de salaires, pas de charges sociales, etc.). Cela, à la condition que les valeurs boursières grimpent régulièrement.
Bref, l’ensemble des valeurs boursières ont tellement grimpé que les chiffres en dizaine de milliers de milliards de dollars ont atteint un niveau astronomique face aux chiffres de l’économie active qui, du haut de ses sept milliards d’habitants, ressemble à une peau de chagrin.
On peut parler de « bulle » des marchés financiers. Cette bulle gonfle en permanence en ponctionnant l’économie active.
Pour fixer les capitaux de placement, les banques (et les compagnies d’assurances) ont créé une multitude de « produits financiers ». Ces produits financiers reposent eux-mêmes sur d’autres produits, etc. À la base de ces pyramides de chiffres il n’existe rien de matériel, ou presque.
Le problème de cette bulle de chiffres monétaires (argent fictif ou argent mort) est qu’elle risque à tout moment d’éclater et de se dégonfler d’un coup. Ce sont des centaines de milliards qui peuvent disparaitre en quelques heures. Naturellement, cela n’a pas de conséquence négative directe pour l’économie active. Loin s’en faut. Sauf, peut-être, pour les quelques entreprises qui incluent dans leur bilan annuel leurs placements boursiers.
Pour autant, l’enjeu est important et l’image n’est pas bonne. Les petits porteurs pleurent. Comment ce fait-se ? On leur a volé leurs économies. Où sont passés tous ces milliards ? Qui sont les voleurs ?
La réponse est simple. Si aujourd’hui il n’y a plus rien, c’est qu’hier, il n’y avait rien non plus. Tout n’était que spéculation sur des chiffres monétaires fictifs (De l’encre noire sur du papier ordinaire).
Néanmoins dans un système qui repose globalement sur l’arnaque et le mensonge, il est mieux de soutenir le moral des actionnaires. La bulle des marchés financiers est une image du système. Il faut éviter l’éclatement de la bulle. Tout cela est très psychologique il est vrai. Mais, on sait par ailleurs, que les humains se gavent de psychologie et de repères imaginaires.
C’est là qu’intervient l’intérêt de la taxe Tobin. À chaque fois que la bulle des marchés fait une poussée et tand à gonfler trop rapidement, on agite Tobin : « TOBIN, TOBIN, TOBIN, …. » Et, les choses rentrent rapidement dans l’ordre imposé.
La taxe Tobin sur le papier
L’idée de la Taxe Tobin est de prélever une infime quantité d’argent fictif sur les marchés boursiers (0,2% sur chaque échange) pour injecter beaucoup d’argent vrai dans l’économie active (Au niveau des 2 milliards d’habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté). Cette taxe étant supposée venir à bout de la spéculation, de la misère et de relancer l’économie active par la base. Rien de moins !
Jusqu’ici, c’est encore simple. James Tobin n’a confiance ni aux gouvernements, ni aux états. La redistribution de l’argent doit se faire par le biais du monde associatif.
C’est ainsi que nombre d’associations se sont mises sur les rangs et que l’on a vu se créer une association internationale, l’association « ATTAC ».
Avec des moyens et de l’argent venu on ne sait d’où, cette association internationale, nouvellement créée, va rapidement rassembler des centaines de milliers de membres. Vont s’y précipiter tous les rapaces associatifs bien connus de la misère-business.
Les plus pauvres n’ont vraiment pas de chance. Il est peu probable que ces rapaces leur auraient laissé la moindre miette.
Finalement, jusqu’à ce jour, toute cette énergie dépensée n’aura servi à rien. Ou presque !
Qu’elle soit matérielle ou cérébrale, la misère est le fondement de la société de l’argent.
L'amour, sous toutes ses formes, la philosophie, la sagesse, toutes les injustices et les misères de ce monde, la beauté et les merveilles de notre planète, et parfois son créateur inconnu, mais aussi, les faits d'actualités, la politique...